Oldies
by mademoiselle hazard

Dos de la pochette “Some Girls” des Stones. La liste des titres, intégrée et dédiée à l’univers des femmes aux soutifs pointus. Youhoo.
Hum, suis à la maison et réalise que cette petite collection de vinyles ne m’est pas très familière, temps d’y remédier. Me rend compte en passant les disques en revue qu’entre la typo des titres, le choix du visuel, l’intérieur, le dos de la pochette, le son bien-sûr et leur aspect complètement vintage, de l’incroyable consistance émotionnelle de cet objet microsilloné. Voici quelques images des univers que je trouve riches. Je crois que le son n’est pas indispensable pour les apprécier, d’ailleurs je ne les ai pas tous écoutés.

Ces femmes, ces fleurs, la dominante brune, la tenture aux motifs tribaux et le nom du groupe revendiquent un univers ultra féminin et quotidien. Ces femmes dans leur quotidien en l’occurrence chantent mais ont choisi de se représenter à la maison, tout en douceur, cette pochette dégage une force qui me plaît.

Betty Davis

Bob Dylan. Le motif zigzag sur la méridienne!!! Un visuel à mon sens précurseur de l’univers actuel de Lanvin.

Bretton Wood. La silhouette ultra rythmée et structurée qui vient se placer dans la lunette de cet oeil au regard noir et droit me raconte la rigueur de la musique parfois qui n’entame en rien son pouvoir à déhancher les corps… Les éclats de blancs dans cette image sont très efficaces.

Herbie Hancock. Musique cinématographique. J’aime le grain éclaté, la teinte jaune et le contraste de cette scène.

J’aime beaucoup la composition et le contraste, l’équilibre du noir et du blanc dans le fond et la forme du visuel, je crois que c’est ce qui fait sa force.

Charles Wright. Un magnifique baobab se détache des costumes du Band en ton sur ton. Les petites palettes de couleurs sur chacun des oiseaux me plaisent beaucoup, déclinables pour une collection hiver d’habillement.

Celle-ci est incroyable, il y a carrément un mec amorcé sur la droite! Dans le décor la petite grue debout dans les fleurs devant une eau et des montagnes rosées par un soleil couchant, et la batterie scintillante racontent un monde.

Compil Darker Than Blue, photo prise lors d’un festival de reggae en 74, ça avait l’air intense…


Album de 1972, l’image date, je pensais que Welcum au-dessus de la porte ainsi orthographié était une interprétation moderne et urbaine récente mais manifestement pas du tout. Les robes blanches sont cérémonieuses et les pépés ont l’air quelque peu déjantés, mais que se passe-t-il ?!

Shuggie Otis. What a name, what a face.

Un détail de Orfeu Negro, la palette est intense et lumineuse, les blancs et les pastels sont magnifiques sur ces peaux.

Toutes les stars new-yorkaises de salsa. C’est un peu la même palette que Orfeu Negro, le détail au-dessus de la porte et le chien nous emmène à Cuba j’imagine… mais la fille est indoors ça me rappelle direct des ambiances que j’ai connues à NY _ 25 ans après cet album, des concerts fêtes au Coppacabana après des diners au Victor’s Cafe, le premier restaurant cubain créé dans les années 60… Il y demeurait un bon goût de cette époque grâce à l’authenticité des personnages qui l’avaient vécue, on ne pouvait pas ignorer leur immense nostalgie mais toujours combinée à une énergie qui ne s’arrête pas, comme le merengue… mais ce n’est pas pareil.

Mozambique-Mystic-Rastafari pour moi sont des mots de très grand pouvoir. J’adore le rayonnement de cette pochette.

Jungle Jazz. Le bleu de la végétation desaturée et le rouge du pagne font déjà du bruit! Ils ne font pas semblant les mecs.

Il y a du rêve et de la chaleur dans cette pochette. C’est drôle comme le traitement naïf réveille instantanément des sensations connues d’herbe sous le pied et d’odeurs de prairie.

Le gars qui a une chemise à col et des lunettes et celui à la marinière dénotent complètement! Les producteurs peut-être… et la fille qui passe par là. Une image remplie de paix. Un traitement qui rappelle la palette et le trait de Fernand Léger aussi.

Cette pochette n’est pas dans le même registre, c’est Bach. J’ai flashé sur ce bleu et ce vert, le traitement graphique de l’immeuble et celui du chevalier… le mot concerto est si classique, signifiant dialogue entre un soliste et un orchestre, on peut y voir une jolie interprétation dans cette image.

Il m’est difficile de commenter chaque image, alors que mon intention est précisément de partager mes stimulis, donc j’essaie. Mais là! No comment i would say.

C’est ma préférée de toutes, elle transcende. Le titre est magnifique et pink!